Macroéconomie

Performances des classes d'actifs sur l'année 2021

En 2021, les marchés ont été portés par une forte reprise économique qui se retrouve dans les bénéfices des entreprises expliquant en partie la progression de 15% à 20% des principaux indices actions. En dehors de la Chine et du Brésil, les marchés actions ont terminé l’année 2021 avec des croissances à deux chiffres et le CAC 40 affichait notamment la plus forte progression.
Les performances des marchés obligataires ont été plus mitigées en lien avec le niveau historiquement bas des taux, avec la politique moins accommodante des banques centrales et les niveaux d'inflation plus élevés. En zone Euro, le marché des obligations souveraines a enregistré des performances négatives. Le marché des obligations d’entreprises privées s’est montré plus résilient, inscrivant pour la catégorie Investment Grade (notation de bonne qualité) une moindre performance négative de -1,2%.
Enfin, le marché des émetteurs à haut rendement (moins bonnes notations) a quant à lui affiché des performances positives de +3,1% portées par l’appétit pour le risque et la recherche de rendement.
Le marché monétaire s’est de son côté inscrit dans la continuité des années précédentes, délivrant un rendement négatif.


Perspectives 2022

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine est une onde de choc pour les populations comme pour les économies. La guerre rebat les cartes et la dynamique de reprise entamée en 2021 pourrait rapidement prendre fin.
Sur l’inflation, les incertitudes demeurent. En 2021, l’inflation américaine a atteint 7% soit un plus haut depuis 1982, 5% en zone Euro et 2,8% en France. En 2022, il est estimé qu’elle pourrait dépasser 5% en France et 8% en zone Euro. La transmission aux salaires sera donc à suivre mais le problème de l’inflation a d’ores et déjà rejaillit sur le monde politique, via la thématique du pouvoir d’achat. La guerre en Ukraine est bien évidemment un facteur aggravant, les matières premières et les produits alimentaires connaissant déjà des hausses de prix importantes.
Alors que cette poussée inflationniste était qualifiée de transitoire par la plupart des institutions financières mondiales, l’inflation n’a cessé de prouver qu’elle était robuste et s’est inscrite plus durablement dans le paysage économique, poussant ainsi les banques centrales des pays développés à alléger progressivement leurs mesures de soutien.
Après plusieurs années de politiques monétaires accommodantes voire ultra-accommodantes, certaines banques centrales ont décidé de mettre fin à une ère très appréciée par les investisseurs. C’est déjà le cas pour la Banque Centrale américaine, la FED, qui a annoncé en fin d’année 2021 un changement plus rapide que prévu de sa politique monétaire avec un relèvement de ses taux directeurs dès 2022 et une réduction plus accentuée de son programme d’achats. Du côté de la Banque Centrale Européenne, du fait d’une inflation plus faible qu’outre-Atlantique et d’un cycle moins avancé, aucune hausse des taux n’est attendue en zone Euro sur la première partie de l’année.
La guerre en Ukraine et les pressions inflationnistes sont donc au centre de toutes les attentions, tout comme l’évolution de la situation sanitaire car une résurgence forte du COVID-19 pourrait amener de nouvelles perturbations sur les chaînes d’approvisionnement et donc sur l’offre et la demande.